Montesquieu
Grenoble, 15-16 décembre 2011

Bibliothèques, livres et lectures au XVIIIe siècle

2 communications sur la bibliothèque de Montesquieu

Bibliothèques, livres et lectures au XVIIIe siècle

Jeudi 15 décembre et vendredi matin 16 décembre 2011

Université de Grenoble CRHIPA (Centre de Recherches en Histoire et his­toire de l’art. Italie, pays alpins, inte­rac­tions inter­na­tio­na­les) GERCI (Groupe d’Etudes et de Recherches sur la Culture ita­lienne)

Grenoble (cam­pus de Saint-Martin d’Hères) Amphi de la MSH Alpes 1221 ave­nue cen­trale - Tram ligne B - Arrêt biblio­thè­ques uni­ver­si­tai­res

*Jeudi 15 décem­bre 2011

14h30

Catherine Volpilhac Auger (ENS de Lyon/CERPHI) La biblio­thè­que de Montesquieu à la Brède et son cata­lo­gue. Nouvelles pers­pec­ti­ves

16h

Eleonora Barria (Paris) Les livres et le voyage : la biblio­thè­que d’un voya­geur fran­çais en Italie, le cas de Montesquieu (1728-1729)

Gilles Montègre (UPMF-Grenoble 2/CRHIPA) Le réseau des biblio­thè­ques ita­lien­nes du XVIIIe siè­cle et ses usa­ges à la lumière des manus­crits de François de Paule Latapie (1774-1777)

Le col­lo­que porte sur l’his­toire des livres, des biblio­thè­ques et de la lec­ture au XVIIIe siè­cle. Le siè­cle des Lumières a été choisi comme siè­cle char­nière, où s’achè­vent les trois révo­lu­tions de la « lec­ture » pré­pa­rant les pra­ti­ques qui en ont carac­té­risé et accom­pa­gné la dif­fu­sion aux XIXe et XXe siè­cles (de la lec­ture inten­sive à la lec­ture exten­sive, de la lec­ture à voix haute à celle silen­cieuse, de la pra­ti­que de l’extrac­tion à celle de la « mar­gi­na­li­sa­tion »). Comme l’a écrit Paul Ricœur, l’étude d’une biblio­thè­que oblige à s’inter­ro­ger sur la manière dont se réa­lise la ren­contre entre « monde du texte » et « monde du lec­teur », que ce der­nier soit un sim­ple curieux, un homme de savoir ou un phi­lo­so­phe. Les lec­teurs ne se retrou­vent jamais devant un texte abs­trait, idéal, dégagé de toute maté­ria­lité. Ils manient d’abord un objet, dont les struc­tu­res et les moda­li­tés, jusqu’à son inser­tion dans un espace archi­tec­tu­ral, gou­ver­nent la lec­ture.

Sans per­dre de vue dans le choix des exem­ples la pos­si­ble cir­cu­la­tion entre les cultu­res ita­lienne et fran­çaise (mais sans non plus s’y limi­ter), les inter­ve­nants abor­dent le rap­port entre lec­teurs et biblio­thè­ques selon deux appro­ches : celle plus biblio­gra­phi­que de l’his­toire du livre et des biblio­thè­ques, et celle plus maté­rielle et anthro­po­lo­gi­que de l’his­toire de la lec­ture et des usa­ges pri­vés du livre (achat, prêt, anno­ta­tion, cons­ti­tu­tion de cata­lo­gues, résumé ou extrait de lec­ture). À cette fin, deux points de vue sont mis en regard. Celui du lec­teur cultivé ou biblio­phile, aris­to­crate, prince mais aussi tout autre lec­teur ano­nyme car éloigné du pou­voir offi­ciel ou n’ayant pro­duit aucune œuvre connue, ce qui l’intè­gre à un hori­zon « col­lec­tif » de son époque. Et celui du lec­teur savant, érudit, écrivain célè­bre ou même cen­seur, chez lequel l’usage des livres relève d’un pan de son acti­vité et peut éclairer des aspects de son œuvre.

Ce col­lo­que s’ins­crit dans le cadre du pro­jet BiPrAM (Bibliothèques Privées à l’Age Moderne), sou­tenu par la Région Rhône-Alpes, pro­gramme CIBLE. Il béné­fi­cie du sou­tien des Conseils scien­ti­fi­ques des Universités de Grenoble 2 (Université Pierre Mendès France) et Grenoble 3 (Université Stendhal).