Montesquieu
Œuvres complètes de Montesquieu

Directives de transcription des manuscrits

Œuvres complètes de Montesquieu

diri­gées par Pierre Rétat et Catherine Volpilhac-Auger

(fon­da­teur : Jean Ehrard)

Conventions de transcription des manuscrits (octobre 2011)

Conformément aux Directives géné­ra­les de l’édition des Œuvres com­plè­tes, nous obser­vons une fidé­lité rai­son­née au manus­crit.

Une trans­crip­tion diplo­ma­ti­que ne se jus­ti­fie pas pour une œuvre sou­vent copiée par des secré­tai­res, par­fois écrite sous la dic­tée, où même les par­ties auto­gra­phes sont cons­ti­tuées de reco­pia­ges suc­ces­sifs, et où les phé­no­mè­nes « topo­gra­phi­ques » (empla­ce­ment des mots sur la page) ne sem­blent por­teurs d’aucun sens par­ti­cu­lier.

Les trans­crip­tions, linéa­ri­sées pour ren­dre compte des étapes suc­ces­si­ves de la rédac­tion, sont confor­mes pour l’essen­tiel à celle qui a été adop­tée pour les volu­mes parus jusqu’en 2007 (Spicilège, Considérations sur les cau­ses de la gran­deur des Romains et de leur déca­dence, Œuvres et écrits divers I et II, Lettres per­sa­nes, Geographica), la dif­fé­rence majeure étant que sont désor­mais inté­grées au fil du texte les modi­fi­ca­tions et cor­rec­tions qui jus­que-là figu­raient dans l’appa­rat cri­ti­que1.

Le prin­cipe essen­tiel est le même : nous res­pec­tons l’ortho­gra­phe du scrip­teur, même dans ses aber­ra­tions ou ses erreurs. Les prin­ci­pes sui­vants sont adop­tés :

– les mots liés sont sépa­rés, l’apos­tro­phe est réta­blie ;

– les let­tres u et v, i et j, sont dis­tin­guées selon l’usage moderne ; cette clause nous a sem­blé d’autant plus indis­pen­sa­ble que la gra­phie j au lieu de i nous a sou­vent paru induite par la place de la let­tre dans le mot, et non par une réelle volonté du scrip­teur ;

– l’emploi des majus­cu­les est conforme à l’usage moderne : pas de majus­cu­les aux noms com­muns ; ajout sys­té­ma­ti­que de la majus­cule aux noms pro­pres (ainsi qu’aux adjec­tifs sub­stan­ti­vés dési­gnant les nations) et en début de phrase ; en effet la forme des let­tres qui peu­vent appa­raî­tre comme des majus­cu­les est en fait sou­vent déter­mi­née par leur posi­tion dans le mot, et ne cor­res­pond à aucun effet voulu par le scrip­teur ;

– la ponc­tua­tion, et sur­tout l’absence de ponc­tua­tion sont res­pec­tées ; dans les rares cas où il y avait ambi­guïté, notam­ment dans le cas des Extraits et notes de lec­tu­res, quand le recours au texte-source de Montesquieu per­met­tait de lever celle-ci, nous avons ajouté un point ou une vir­gule entre cro­chets droits. Il est fré­quent que Montesquieu place un com­men­taire per­son­nel en l’intro­dui­sant par un asté­ris­que (*) et en en mar­quant la fin par une paren­thèse fer­mante ; il ne nous a pas sem­blé utile d’ajou­ter une paren­thèse ouvrante dans ce cas ;

– les mots ajou­tés par l’éditeur le sont entre cro­chets droits ; quand il s’agit d’un com­men­taire de l’éditeur, ils sont en ita­li­ques (exem­ple : [trois mots bif­fés non déchif­frés]) ;

Les prin­ci­pes indui­sant des modi­fi­ca­tions par rap­port aux direc­ti­ves ini­tia­les sont les sui­vants :

– les pas­sa­ges bif­fés appa­rais­sent comme tels. Dans les volu­mes de la col­lec­tion anté­rieurs à 2008, ils se trou­vaient dans les varian­tes, entre souf­flets : <…> ;

– les addi­tions supra- ou infra­li­néai­res, ou pro­lon­gées sur plu­sieurs lignes, ou encore insé­rées ou pro­lon­gées dans la marge, ainsi que les sur­char­ges, sont intro­dui­tes par une flè­che vers le haut (↑) ; la fin en est mar­quée par le signe +. Cela rem­place le sys­tème des flè­ches vers le bas, la gau­che ou la droite, ou les dou­bles flè­ches, ↑↓, tel qu’il était employé dans les volu­mes anté­rieurs à 2008 : la topo­gra­phie des cor­rec­tions dépen­dant uni­que­ment de la place dis­po­ni­ble dans la page, celle-ci n’avait aucune rai­son d’appa­raî­tre dans une trans­crip­tion linéaire.

Pour les spécificités du manuscrit de L’Esprit des lois, voir http://montesquieu.ens-lyon.fr/spip…