Montesquieu

Textes établis, pré­sen­tés et anno­tés par Gilles Bertrand, Hans Bots, François Brizay, Giuseppina Cafasso, Cecil P. Courtney, Clémence Couturier-Heinrich, Jean Ehrard, Pierre Fluck, Laura Mascoli-Vallet, Giulia Papoff, Henriette Pommier, Pierre Rétat.

Coordination éditoriale : Caroline Verdier

2012, xxvi-714 pages, 12 illus­tra­tions.

Une publi­ca­tion de la Société Montesquieu et de l’UMR 5037 (CERPHI).

Ce volume, dirigé par Jean Ehrard avec la col­la­bo­ra­tion de Gilles Bertrand, recueille tout ce qui nous reste des notes que Montesquieu a pri­ses lors de son grand voyage en Europe, d’avril 1728 à mai 1731 : elles contien­nent des infor­ma­tions de tous ordres (poli­ti­que, démo­gra­phi­que, économique, tech­ni­que, cultu­rel) sur l’Autriche, les mines de la Haute Hongrie (main­te­nant la Slovaquie), l’Italie et l’Allemagne (la par­tie de l’ouvrage la plus impor­tante, par son volume et par la diver­sité des inté­rêts, est consa­cré à ces deux pays), la Hollande ; des Notes sur l’Angleterre sont tout ce qui sub­siste d’un gros manus­crit perdu. La Galerie du Grand Duc (recueil d’obser­va­tions sur ce qui devien­dra le musée des Offices), une Lettre sur Gênes et les Mémoires sur les mines, tex­tes direc­te­ment ins­pi­rés par les expé­rien­ces fai­tes au cours de ses voya­ges, nous livrent ses réflexions sur l’art anti­que et témoi­gnent de sa curio­sité pour la miné­ra­lo­gie et les tech­ni­ques d’extrac­tion minière.

Les tex­tes publiés dans ce volume, établis d’après les manus­crits (conser­vés pour la plu­part à la biblio­thè­que muni­ci­pale de Bordeaux), obéis­sent à des exi­gen­ces cri­ti­ques qui, mal­gré la qua­lité des éditions anté­rieu­res, leur fai­saient défaut ; les notes auto­gra­phes (conser­vées à la Bibliothèque natio­nale de France), pri­ses dans les mines du Harz au moment même où Montesquieu les visi­tait, sont pour la pre­mière fois inté­gra­le­ment retrans­cri­tes. Tous ces tex­tes sont pré­sen­tés et anno­tés par des his­to­riens spé­cia­lis­tes des divers pays concer­nés, des his­to­riens de l’art et des spé­cia­lis­tes de l’his­toire des mines.