Montesquieu
Biographie

Professeur des uni­ver­si­tés ; il ensei­gne au dépar­te­ment de phi­lo­so­phie de l’uni­ver­sité de Haute-Normandie et il tra­vaille en phi­lo­so­phie anglaise avec CORPUS, groupe de recher­ches qui lie l’uni­ver­sité de Rouen à l’uni­ver­sité d’Amiens. Il dirige, d’autre part, le Centre Bentham, ins­tallé à l’Institut des Sciences Politiques de Paris. Le thème direc­teur de ses recher­ches consiste dans l’élaboration d’une théo­rie des fic­tions qui prend essen­tiel­le­ment sa source dans une réflexion sur l’uti­li­ta­risme clas­si­que et moderne.

Résumé

(com­mu­ni­ca­tion non dis­po­ni­ble en vidéo)

L’Esprit des lois a immé­dia­te­ment inté­ressé les Anglais, qui ont très vite tra­duit l’ouvrage. En entier par Thomas Nugent ; mais aupa­ra­vant, deux cha­pi­tres concer­nant l’Angleterre, le 6e du livre XI et le 17e du livre XIX, ont connu une ver­sion dis­tincte, effec­tuée par un auteur qui, très cer­tai­ne­ment, n’est pas Nugent. E. C. Mossner sug­gère que Hume a pu jouer un rôle actif dans la publi­ca­tion. Les spé­cia­lis­tes se sont inter­ro­gés sur l’iden­tité du tra­duc­teur des deux cha­pi­tres (serait-ce Charles Yorke ? John Dalrymple ? William Cleghorn ?) mais ils n’en sont, pour l’heure, réduits qu’à des hypo­thè­ses. Sans affir­mer que Hume soit l’auteur de la tra­duc­tion, quoiqu’il en eût été capa­ble, on peut être saisi par le texte tra­duit qui pré­sente, de façon trou­blante, des concepts com­muns avec ceux de Hume et des traits voi­sins de ceux que l’auteur des Essais moraux, poli­ti­ques et lit­té­rai­res a pu met­tre en relief concer­nant l’Angleterre et la France.

Cet arti­cle sera pro­chai­ne­ment publié dans le numéro 35 de la Revue fran­çaise d’his­toire des idées poli­ti­ques (2012/1)