Montesquieu

Dirigé par Philip Stewart et Catherine Volpilhac-Auger, il est dû à François Cadilhon, Cecil Patrick Courtney, ‡Louis Desgraves, Jens Häseler, Nadezda Plavinskaia, Philip Stewart, Caroline Verdier, Catherine Volpilhac-Auger.

Publication sou­te­nue par la Fondation La Poste, le Centre natio­nal du livre, le conseil régio­nal d’Aquitaine, la Fondation BioMérieux.

LXXIV + 568 pages, 17 illus­tra­tions, 118 €

Sont pré­sen­tées ici, pour la période 1731-1747 (du retour des voya­ges en Europe à l’envoi à l’impri­meur de L’Esprit des lois), 288 let­tres, acti­ves et pas­si­ves, qui valent par leur variété, de la chro­ni­que lit­té­raire pari­sienne aux nou­vel­les de la guerre ou de la poli­ti­que, des échanges entre savants à la dis­cus­sion mon­daine, et évoquent bien sûr la pré­pa­ra­tion et la publi­ca­tion de deux ouvra­ges majeurs de Montesquieu, les Considérations sur les cau­ses de la gran­deur des Romains et de leur déca­dence (1734) et L’Esprit des lois (1748).

Elles témoi­gnent aussi de l’acti­vité de Montesquieu pro­prié­taire fon­cier, qui se mon­tre également père de famille atten­tif. Les prin­ci­pa­les révé­la­tions por­tent sur le long pro­cès (1726-1743) où l’on avait vu jus­que-là un Montesquieu pro­cé­du­rier acharné. L’ampleur des enjeux, telle qu’elle appa­raît ici, livre au contraire l’image d’un pro­prié­taire avisé et métho­di­que, qui n’en tire pas moins d’objets que l’on pour­rait juger mineurs (la répa­ra­tion d’un che­min) des leçons sur l’esprit des lois et les dan­gers d’un pou­voir cen­tra­li­sa­teur, non sans reven­di­quer l’auto­rité du sei­gneur sur ses ter­res.