Montesquieu
Attention : modification des dates et modalités de proposition

Congrès de Rotterdam, 26-31 juillet 2015 : Montesquieu, de l’esprit et des lois

Appel à communications

La Société Montesquieu orga­nise une table ronde lors du 14e congrès inter­na­tio­nal d’étude du XVIIIe siè­cle (Rotterdam, 26-31 juillet 2015).

Les pro­po­si­tions, accom­pa­gnées d’un résumé, sont à envoyer avant le 12 jan­vier 2015 à Rolando Minuti (rolando.minuti[at]unifi.it), Lorenzo Bianchi (lbian­chi[at]unior.it) ou Catherine Volpilhac-Auger (cathe­rine.vol­pil­hac[at]ens-lyon.fr), mais aussi aux orga­ni­sa­teurs du Congrès www.isecs2015.word­press.com en indi­quant le nom de la ses­sion.

Montesquieu : de l’esprit et des lois

De l’homme d’esprit, que la société est inca­pa­ble d’esti­mer à sa juste valeur, à l’esprit géné­ral, qui anime une nation et lui donne son unité à tra­vers les âges, brillant ici, pro­fond là, l’esprit est par­tout et nulle part, tant ce terme est poly­sé­mi­que ; mais la notion d’esprit n’en tient pas moins une place impor­tante chez Montesquieu. On s’atta­chera à en repé­rer les for­mes saillan­tes (les saillies ?) et les traits récur­rents, pour mieux en déli­mi­ter l’usage qu’il en fait. Qu’est-ce pour lui qu’un trait d’esprit, et à quoi sert-il ? Comment met-il en scène l’esprit, jus­que dans les Pensées ? L’homme d’esprit, qui voit loin et bien, ne repré­sente-t-il pas une forme d’idéal ? L’esprit peut-il défi­nir un indi­vidu, une société, une nation ? C’est aussi en com­pa­rant cette notion chez Montesquieu et chez d’autres auteurs que l’on pourra la cer­ner.

Au-delà, c’est aussi à l’esprit des ins­ti­tu­tions et des hom­mes qu’il faut pen­ser : à celui qui agit comme une défi­ni­tion, voire une clé de com­pré­hen­sion. La notion ne four­nit-elle pas un moyen com­mode de dépas­ser le par­ti­cu­lier pour accé­der à la géné­ra­lité, de pro­cé­der par induc­tion ? L’esprit géné­ral, qu’on gagnera sans doute à rap­pro­cher de cette notion pro­che, mais net­te­ment dis­tincte, qu’est l’opi­nion publi­que, mais aussi l’esprit des faits qui per­met d’en dépas­ser les par­ti­cu­la­ri­tés, autant d’aspects qui méri­tent d’être exa­mi­nés, ou plu­tôt réexa­mi­nés de près.

Enfin, c’est dans le temps d’un long XVIIIe siè­cle, et sous les angles phi­lo­so­phi­que, his­to­ri­que, poli­ti­que, que l’on envi­sa­gera aussi cette notion, chez tous ceux qui, dans la lignée de Montesquieu (en s’en ins­pi­rant ou pour s’en dif­fé­ren­cier), l’uti­li­sent et la retra­vaillent.

Esprit de Montesquieu, es-tu là ?