Montesquieu
Soutenance de doctorat en cotutelle

Zsuzsa Kis : L’Orient dans les contes philosophiques de Montesquieu et de Voltaire

Le 3 novem­bre à 15 heu­res, à l’uni­ver­sité de Szeged (Hongrie), Zsuzsa Kis sou­tien­dra sa thèse de doc­to­rat, « L’Orient dans les contes phi­lo­so­phi­ques de Montesquieu et de Voltaire », diri­gée en cotu­telle par Olga Penke (Szeged) et Catherine Volpilhac-Auger (ENS de Lyon).

Le jury sera com­posé de Imre Vöros (Budapest) et Christophe Martin (Paris Ouest-La Défense), pré­rap­por­teurs, Tamas Pavlovics (Szeged), Jozsef Pal (Szeged).

Le Mercure de France écrit à pro­pos de La Princesse de Babylone : « Ce conte, très moderne, est réduit. On a fait une minia­ture d’un grand tableau, en conser­vant néan­moins les tou­ches pré­cieu­ses du maî­tre, et en employant, autant qu’il est pos­si­ble, les traits d’ima­gi­na­tion, les saillies d’esprit, les pen­sées phi­lo­so­phi­ques, et l’art par lequel l’auteur sait à la fois amu­ser, ins­truire et inté­res­ser. »

Un conte « moderne », employant des « traits d’ima­gi­na­tion », des « pen­sées phi­lo­so­phi­ques » qui « sait à la fois amu­ser, ins­truire et inté­res­ser ». C’est ainsi que les contem­po­rains de Voltaireperçoivent les contes phi­lo­so­phi­ques, avant même que ces contes soient dési­gnés par le terme géné­ri­que. Le Crocheteur bor­gne, Histoire véri­ta­ble, Histoire d’un bon bra­min ou encore Arsace et Isménie sont autant de contes phi­lo­so­phi­ques de Voltaire et de Montesquieu, aujourd’hui méconnus, qui nous emmè­nent dans un Orient étonnant.