Réunion du 9 mai 2014

Comité de direction 2014

(extrait de la Lettre d’information de la Société Montesquieu,
n° 22, avril 2015)

Progression de l’édition des Œuvres complètes

Le prochain comité de direction aura lieu le vendredi 22 mai 2015 à 10h à l’ENS de Lyon. Il sera suivi d’une réunion du conseil scientifique. Celui-ci a été renouvelé en 2014 (voir sa composition p. 8). Il doit, conformément à sa vocation, se prononcer sur les grandes orientations de l’édition. Le passage au numérique, inéluctable, fait partie des questions majeures, dont tous les aspects (scientifique, technique, commercial) doivent être envisagés.

Tome XVII (Extraits et notes de lectures)  : le volume n’est toujours pas complet à ce jour ; mais l’auteur qui n’avait pu remplir ses engagements s’est remis à la tâche et avance régulièrement depuis janvier 2015. On a bon espoir que tout soit complet avant l’été 2015.

Tome XX (Correspondance III)  : le volume avance régulièrement. L’équipe, dirigée par Philip Stewart et Catherine Volpilhac-Auger, est constituée d’Isabelle Brancourt (histoire), Jens Häseler (littérature française et histoire littéraire), Jean-Pierre Poussou (histoire), Nadia Plavinskaia (histoire). Tel qu’il a été prévu (juillet 1747 – août 1750, ce qui correspond à un peu plus de 200 lettres), ce tome pourrait être achevé fin 2015. Les dates parlent d’elles-mêmes : il y est beaucoup question de l’impression de L’Esprit des lois et des premières réactions à la publication de l’ouvrage ; Montesquieu semble avoir gardé beaucoup plus systématiquement sa correspondance pour cette période. Mais le volume risque de faire au maximum 380 pages, ce qui semble insuffisant – malgré l’importance des annexes, qui permettent d’alléger la présentation des notes tout en approfondissant des questions précises (ces annexes seront de toute manière beaucoup moins développées que celles du tome XIX, qui a eu à traiter notamment du grand procès de Montesquieu). La question devra être discutée lors du prochain comité de direction.

Tomes XIV-XV (Pensées)  : ces deux volumes ont pris du retard, notamment parce qu’il est nécessaire de faire avancer prioritairement la Correspondance, et que le projet de la Bibliothèque virtuelle (voir ci-après) s’est révélé plus riche et complexe que prévu. L’annotation du tome III du manuscrit est achevée ; celle du tome I est bien avancée ; celle du tome II n’a pas encore commencé. Jean Terrel a accepté d’y contribuer.

Mais des éléments décisifs sont apparus par ailleurs, grâce à la Bibliothèque virtuelle : la chronologie du manuscrit doit être remise en cause, la datation des interventions de plusieurs secrétaires, telle qu’elle avait été fixée depuis les observations de Robert Shackleton, n’étant plus tenable. Il faudra en tirer toutes les conséquences.

Bibliothèque virtuelle  : le projet, mené par Catherine Volpilhac-Auger dans le cadre du LabEx « Comod », avait été annoncé dès 2014 (voir Lettre d’information n° 21, avril 2014). Il s’est précisé et étoffé depuis : il consiste d’abord en une édition électronique du Catalogue de La Brède, qui non seulement autorise des recherches sur plusieurs champs (auteur, mots du titre, année de publication), mais présente une analyse chronologique du manuscrit, ce qui permet une étude fine de l’enrichissement de la bibliothèque de Montesquieu ; des introductions subtantielles (équivalant à plus de cent cinquante pages « papier ») livrant ces démonstrations et leurs résultats seront aussi accessibles en ligne.

L’autre pan de la Bibliothèque virtuelle est constitué d’une base de données répertoriant tout ce que l’on sait de tous les ouvrages possédés par Montesquieu ; elle s’étendra par la suite à tous les ouvrages lus par Montesquieu. La version 1 (ouvrages inscrits dans le Catalogue) devrait être accessible en ligne en avril 2015. Elle s’accompagne d’une bibliothèque de liens, permettant d’accéder à des ouvrages numérisés identiques à ceux que lisait Montesquieu, ou proches : c’est une aide considérable pour l’annotation.
De ce fait, la Bibliothèque virtuelle peut constituer le foyer central d’une édition électronique des Œuvres complètes, puisque la documentation sur laquelle s’appuie Montesquieu constitue un des éléments principaux de l’annotation – sans préjudice évidemment des autres relations (génétiques, thématiques, etc.) qui font l’unité et la cohérence de l’œuvre de Montesquieu.