Montesquieu
 

Montesquieu, Mes pensées, Gallimard, Folio Classique

Textes choisis, établis, présentés et annotés par Catherine Volpilhac-Auger

ÉDITIONS GALLIMARD

folio clas­si­que

Vient de paraî­tre

MONTESQUIEU Mes pen­sées

Textes choi­sis, éta­blis, pré­sen­tés et anno­tés par Catherine Volpilhac-Auger

Folio Classique n° 5840 544p / 7,90€

Jeter des idées sur le papier et les voir aller leur che­min en toute liber­té fait par­tie des inten­tions pro­cla­mées d’emblée par l’auteur : « Ce sont des idées que je n’ai point appro­fon­dies et que je garde pour y pen­ser dans l’occa­sion. » Mais « Mes pen­sées », pour Montesquieu, ce sont aussi cel­les qui per­met­tent de gar­der en ré­serve, ou par devers soi, une for­mule dé­fi­ni­tive, un juge­ment aussi mé­chant que brillant, une maxime dont on se demande si, à force d’être banale, elle ne serait pas éton­nam­ment pro­fonde. Alors qu’un autre recueil de Montesquieu, le Spicilège, est sur­tout tour­né vers l’his­toire et cons­ti­tue un ré­ser­voir docu­men­taire, Mes pen­sées ré­vè­lent bien davan­tage un esprit en action. On y trou­vera notam­ment un cha­pi­tre entier échap­pé de L’Esprit des lois, et les res­tes d’un ouvrage qui a été dé­pe­cé pour en ali­men­ter un autre. Tous les thè­mes chers à Montesquieu sont pré­sents, notam­ment un long dé­ve­lop­pe­ment sur la théo­rie du pou­voir.

L’ori­gi­na­li­té pro­fonde de ce recueil, c’est que Montesquieu s’est bien gar­dé de vou­loir appa­raî­tre comme le La Rochefoucauld du XVIIIe siè­cle : pour lui, toute idée n’est pas bonne à être publiée, et ne mé­rite peut-être pas de l’être. Mais l’écri­ture est le plus sé­rieux des jeux. Montesquieu s’y est adon­né dans Mes pen­sées sans nous indi­quer aussi clai­re­ment que dans les Lettres per­sa­nes ou L’Esprit des lois quel­les en étaient les rè­gles, ou plu­tôt en les fai­sant chan­ger à cha­que nou­vel arti­cle.

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